Sous-développement des ex-colonies françaises : la faute aux Africains ?

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Alors qu’au XXIe siècle nous sommes à l’ère de la mondialisation et que tous les pays du monde sont déjà ou presque développés, les pays africains baignent encore dans un sous-développement alarmant. La rédaction vous propose de découvrir quelques facteurs responsables du sous-développement de ces pays.

La colonisation : un fait historique quasi responsable du sous-développement des pays africains

Au milieu du XIXe siècle, les Européens se contentaient de venir en Afrique juste pour troquer leurs marchandises contre de l’ivoire et des esclaves. Une opération qui recevait les bénédictions des Rois africains d’alors. À partir des années 1870, les Européens vont se lancer dans la course aux conquêtes coloniales. Ainsi, à la conférence de Berlin en 1885, l’Afrique, autrefois considérée comme une terre sans maîtres fera l’objet d’un partage houleux. L’Afrique était ainsi un gâteau que les puissances européennes se sont partagé.

Dès lors, des colonies se mirent sur place et les colonisateurs ont très vite instauré leur administration. L’exploitation européenne de l’Afrique naquit donc avec une forte exportation des richesses du sous-sol africain. Une bonne partie des ressources africaines a été exportée vers l’Europe. Ce qui a considérablement diminué les ressources du sous-sol africain qui dans certains pays, de nos jours, sont menacées d’extinction.

Par ailleurs, ces atrocités dont les pays africains furent victimes continuent d’entraîner de lourdes conséquences sur l’économie des pays africains. Mais comment aborder les incidences de la colonisation sans parler du pacte colonial ?

Le pacte colonial a été imposé par les pays européens à leurs ex-colonies au XVIIe siècle. Il a été l’un des textes les plus monstrueux des temps anciens avec une lourde incidence économique sur les pays africains. Ce pacte contient des points qui entraveront sérieusement l’économie des pays africains.

La dette découlant des avantages tirés de la France-colonisation

Durant la colonisation, les ex-colonies françaises étaient considérées comme des territoires de la France (Territoire d’outre-mer). Étant sous l’emprise du colonisateur, les ex-colonies n’avaient pas de décisions à prendre. Alors que les infrastructures réalisées dans les colonies sont le fruit de la forte exploitation de la main-d’œuvre africaine, avec surtout l’usage des ressources africains, tout était malheureusement estimé réalisé par la France. À cet effet, tous les États nouvellement indépendants devront payer un montant équivalent aux infrastructures érigées par la France durant la colonisation. Injuste, n’est-ce pas ?

Les constructions publiques devront prioriser les entreprises et les intérêts français

Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises bénéficient d’une préséance. Il n’est pas tenu compte du fait que les pays africains puissent obtenir des offres meilleures à celles des entreprises françaises. Dans un pays africain dont nous tairons le nom, les plus géants services publics tels que le transport, l’eau, l’électricité, le port, etc. sont aux ordres des entreprises françaises.

On aurait pu dire qu’il n’y a qu’un semblant d’indépendance eu égard de la tendance politico-économique actuelle.

Interdiction d’entrer en alliance militaire avec autre pays que la France

Les pays africains sont au monde ceux ayant le moins d’alliances militaires. La grande majorité n’en dispose qu’avec leur ex-colonisateur. Les ex-colonies françaises en particulier ne peuvent s’allier qu’avec la France au plan militaire. Au cas où ils seraient tenus de le faire, la France doit les y autoriser. C’est complètement fou, mais les pays africains n’y peuvent rien et ne peuvent pas mieux faire.

Le F CFA semble freiner le développement économique des pays africains

La zone CFA est un espace économique et monétaire d’Afrique créé en 1939. Elle est essentiellement composée de deux sous unions monétaires : l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) et la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Le premier comprend huit États membres : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo). La CEMAC de son côté en compte 6 : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad. Par ailleurs, la zone CFA compte, en plus un quinzième membre, lequel est l’archipel des Comores. Chacun de ses pays est contraint à l’utilisation de cette monnaie imposée par les colonisateurs ; ce qui entraîne de lourds inconvénients sur leur économie.

Une dépendance monétaire qui reste la première et surtout la principale raison du sous-développement des pays ayant le CFA comme monnaie. Les États africains ne sauraient s’affranchir de cette dépendance monétaire qui freine son développement économique. En effet, puisque les ex-colonies françaises utilisent le CFA, ils sont contraints à déposer 50 % leur réserve nationale au trésor français. Un état de choses qui limite les ressources financières de ses États et entraîne par conséquent un véritable ralentissement dans le fonctionnement des affaires internes. On aurait pu dire que cette pratique porte considérablement atteinte à la souveraineté de tous les États déposants au regard du droit international. Incontestablement d’ailleurs.

L’économie des pays africains de la zone CFA reste donc considérablement tétanisée par l’utilisation du CFA et toutes les obligations que son utilisation entraîne sur leur économie. Mais les pays africains aussi ont leur part de responsabilité dans le sous-développement qui les frappe.

Les tares des peuples africains…

Si certains pays du berceau de l’humanité luttent contre la pauvreté et s’envolent vers un avenir prospère, d’autres sont carrément au fond du trou et très loin du bout du tunnel.

Il faut admettre que des faits de l’histoire ont paralysé, et continuent de paralyser le développement des pays africains en général et ceux qui ont été colonisés par la France en particulier, mais il est temps de prendre conscience et d’œuvrer pour poser les bases d’un développement futur. C’est assez triste de voir que les pays pauvres africains ne font aucun effort pour quitter l’état de sous-développement. Voyons un peu quelques plans sur lesquels les pays africains font encore faillite.

Une agriculture à terre

Les pays africains n’ont jamais pris l’agriculture au sérieux. Pourtant, l’agriculture reste l’un des secteurs qui les profiterait sérieusement. Le vrai hic est la mentalité des Africains. Aussi bizarres qu’on puisse le comprendre, tous les Africains veulent s’agglutiner dans la fonction publique (rester devant un ordinateur et travailler sous les caresses du climatiseur). Aux yeux des Africains, être paysan c’est être un moins que rien.

Par ailleurs, pendant que la mondialisation est en pleine expansion l’agriculture dans la plupart des pays africains perdure dans l’utilisation des moyens rudimentaires et archaïques. À vrai dire la démographie est en forte croissance dans les pays africains et la population accroît à une vitesse de croisière. Comment se suffire en alimentation et envisager développer son agriculture si c’est avec la houe, le coupe-coupe et la daba que les Africains se prennent à la chose. De même, les changements climatiques vont de mal en pire et prêtent main-forte au déclin de l’Afrique au plan agricole.

La corruption

La corruption est l’une des gangrènes qui affectent particulièrement l’administration des pays africains. Rares sont les privés qui offrent des possibilités d’emploi en Afrique. L’État reste visiblement le véritable pourvoyeur des occasions d’emploi. Or certains agents de l’État, notamment ceux qui sont au pouvoir ou proche du pouvoir les octroient seulement à leurs proches. À cet effet, les économies publiques en sont lamentablement affectées.

Par ailleurs, la bonne gouvernance ne préoccupe guère les dirigeants africains. C’est même sur la mauvaise gouvernance qu’ils forgent leur règne. Pire, d’autres envisagent s’éterniser au pouvoir. Très malheureux !

Priorité aux produits étrangers

Il n’existe vraiment pas un meilleur consommateur de produits étrangers que les Africains. C’est assez décevant que les Africains aient un complexe de priorité aux produits étrangers, alors que des entreprises locales fabriquent et commercialisent les mêmes produits. Conséquence directe, les entreprises nationales sont asphyxiées et l’économie nationale s’effondre. Une tendance qui devrait normalement être renversée si les Africains se soucient eux-mêmes de leur développement.

Un système éducatif déconnecté des réalités africaines

Après 50 ans d’indépendance, le système éducatif dans de nombreux pays du berceau de l’humanité reste encore celui instauré par les colons avant l’indépendance. Pire, dans certaines régions, l’enseignement primaire reste un grand luxe. De son côté, l’enseignement supérieur est en perpétuelle mutation à cause du caractère spécifique de la chose. Malheureusement, pour la plupart du temps il ne forme en grande majorité que des diplômés sans emploi dans une incapacité notoire d’entreprendre. Aussi ont-ils beaucoup de difficultés à s’insérer dans la vie active après leur formation. Par ailleurs, priorité devrait être faite aux formations pratiques, techniques et professionnelles en vue d’apporter un certain dynamisme au sein des populations africaines. Telles sont d’innombrables préoccupations indispensables à un quelconque développement de l’Afrique qu’il faut prendre en considération, et vite.

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